ALGERIE  suite.  

Le P.C. à Hydra

          

    

ALGERIE suite ,plus Bizerte

 

La bataille d’Alger 1957 avec un peu avant, Alger 1956 !
6 Février : contact un peu tendu avec la foule lors du départ de M. Soustelle et de la visite de Guy Mollet président du conseil. Ce jour là les parachutistes notamment de la 60éme CTAP ont souffert des outrages par des tomates destinées à Guy Mollet;. les paras avaient la charge de protéger le Président du Conseil


les 13 et 14 Juin 1956 je fais mouvement par voie aérienne Alger Colomb-Béchard puis Colomb-Béchard Agadir avec plusieurs équipages radios afin de prêter main-forte au 19° BTA issu du 14° RCP il redeviendra un peu plus tard le 14°RCP, ils craignaient un coup dur de la part des nombreux militaires arabes qui en faisaient partie.
nous étions secrètement retranchés avec les cadres du Régiment la nuit dans les chambres de ceux-ci avec toutes les armes et munitions de l’armurerie pour éviter qu’elles ne tombent entre les mains des rebelles internes au Régiment, Voir la citation ci-dessous tirée d'un site sur le 14RCP:

"Retiré à Agadir à l'issue des opérations, le 19e BTA est également confronté au même problème que le 35e BTA. Une rebellion est tentée par des éléments algériens, en contact avec des rebelles marocains. Un plan, visant à décapiter les cadres européens du bataillon et à piller le magasin d'armes, est monté. De nuit, les sentinelles algériennes postées au camp Alibert, doivent laisser entrer les rebelles. Heureusement, vers dix sept heures, le sergent Ali dévoile toute l'affaire au commandant Boffy. Après une réunion des cadres français au PC, un stratagème est élaboré pour faire échouer la mutinerie. A la nuit, des camions bâchés déposent des légionnaires qui prennent la place des soldats en faction. Une bonne partie des assaillants sont arrêtés, tandis que les autres désertent.

A la suite de ces événements, le 19° BTA est rapatrié en catastrophe en métropole pour être dissous et transformé en centre d'instruction à Caylus-Montauban."

En outre du fait de tensions entre le Maroc et ses voisin du sud, nous restons encore environ deux semaines à Marrakech au 6° RPC lequel rejoindra l’Algérie peu après à la 10°DP il sera basé à Blida , il est commandé alors par le Lieutenant-colonel Jacques Romain-Desfossés (dit "Romain des pitons" pour ses exploits en Indochine)
il deviendra plus tard le Président de l’UNP à Paris.

Le 17 Septembre 1956 je suis détaché au 1°REP en alerte pour l’Egypte(détails dans la page Egypte)

30 septembre 1956 : Un sac de plage abandonné par une femme pleine de grâce qui souriait un instant avant à ses voisins, provoque un charnier !
Dans l’ambiance gaie, bruyante, décontractée des grands cafés, c’est l’heure choisie pour apporter la mort et les mutilations, pour faire gicler le sang,provoquer les hurlements de terreur auxquels se mêlent les sirènes des ambulances !
Deux grands cafés de la ville d’Alger le « Milk-Bar » rue d’Isly et « l’Automatic » rue Michelet sont le théâtre de cette apocalypse ce dimanche 30 septembre vers 18h30. Deux sous-officiers de la 60 CTAP, les sergents Paul Massiot et Marc Desaphy qui revenaient de la plage et s’étaient arrêtés pour se
désaltèrer, seront relevés au « Milk-Bar » criblés d’éclats avec chacun une jambe en moins et de multiples autres blessures.
Dans les deux établissements il y eut, ce jour là, une soixantaine de blessés dont quinze furent amputés d’une jambe !
La bombe du « Milk-Bar » aurait été posée par Danièle Mine (fille d’un premier lit de Jacqueline Guerroudj - elle même poseuse de bombes- épouse d’ Abd’el kader Guerroudj chef de l’appareil militaire communiste à Alger !
Au cours d’un accrochage dans les semaines qui suivirent ce dimanche 30 septembre Danièle Mine fut arrêtée puis relâchée alors qu’elle faisait route vers la Tunisie avec Raymonde Peschard - également membre du parti communiste français - cette dernière fut tuée lors de l’accrochage !
Danièle Mine qui posa la bombe du « Milk-Bar » n’a jamais été arrêtée, elle a terminé la guerre en Tunisie... et vit actuellement, en France et même à Toulouse où sa présence a été dénoncée il y a quelques années (4 ou 5 ans) par le Général Salvan !
Sources et précisions :
 »La vraie Bataille d’Alger » par le Général Massu. « Les rebelles Algériens » de Serge Bromberger publié en 1958... qui se réfère à « Yacef » !
 »Alger été 1957 une victoire sur le terrorisme » par le Général Maurice Schmitt !
Quelques mots sur mon ami Marc Desaphy cité plus haut, avec qui je continue à correspondre par le biais de ces "savantes machines " comme il dit avec humour, pour désigner nos ordinateurs qui effacent les distances et le temps.. Il va surmonter son handicap, l’amputation d’une jambe, de façon exemplaire. Il va se lancer au côté de Madame MASSU dans des oeuvres d’entraides parachutistes
entre autres. Ils sera connu de tous pour son dévouement à la cause para , il vient d’être fait officier de la Légion d’Honneur.
Bravo Marc !!!

" Maintenant à son tour d'honorer ses camarades, ici il décore Gaston Laratte de l'ordre National du mérite "

Marc Desaphy et Gaston Laratte

Voir le livre mémoire de Marc ci-dessous

Un épisode qui fut assez dur dans ma carrière, en Mai Juin 1957 je suis détaché au fameux commando Guillaume à Oued-Foda prés d’Orléanville le Chef de ce commando, le lieutenant Guillaume venait d’être tué, ce fut un moment difficile car la haine était dans les coeurs et les hommes du cdo n’étaient pas particulièrement tendres avec les adversaires qui ont eu le malheur de tomber entre leurs mains en ces temps là. de nombreuses opérations de nuit en zodiac le lac ou plutôt retenue d’eau de l’oued Foda nous séparant d’un secteur très dangereux ,ce zodiac nous évitait un long chemin à pied, revers de la médaille nous n’étions évidemment pas nombreux pour ces coup de main, zodiac oblige, 6 à 8 passagers.

.Puis 1958 le 13 Mai très exactement ,un événement extraordinaire va se dérouler à Alger puis en métropole .
Cet événement va déclencher des remous politiques qui verront le retour du général De Gaulle, d’abord jubilation de notre part, puis « déception ». Nos efforts militaires, nos blessés, nos morts n’avaient servi à rien combien de nos officiers, héros de la première guerre mondiale, d’Indochine, d’Algérie vont se fourvoyer dans ce qu’ils pensaient être leur devoir dans le putsch de 1961, hormis les généraux Salan, Challe, Zeller, Jouhaux .Je voudrais citer ici le commandant Denoix de saint Marc élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.
à la tête du fameux 1° REP où j’ai eu l’honneur de servir un certain temps avant ces événements.

aprés ce putch dissolution de la 10° DP , les unités dont les trans éclatent en 3 brigades de reserves générales,

une dans chacun des département principaux, l'Algérois pour la 1° B.R..G où je resterai affecté, les deux autres dans le constantinois et l'orannais.

Ci-contre le Commandant de Saint Marc

Avec le recul sans doute était-ce une utopie « l’Algérie française » qu’en serait il aujourd’hui

J'ai d'ailleurs assez vite pardonné politiquement cet abandon.

un autre épisode important:
pendant l’épopée gaullienne, la naissance de mon fils Patrick le 1° juin 1958, pour une fois j’étais présent pour accompagner mon épouse dans ces moments de joie bien que douloureux physiquement pour elle, à la clinique Mustapha Rue de LYON . Le 4 juin de Gaulle était en visite à Alger sur la place du forum c’était le bonheur avec une foule en délire ,ça ne durera pas! Je retournerai à la clinique où mon épouse et mon fils étaient encore, en ayant perdu ma montre et presque mon pantalon dans la cohue énorme de la foule.
1959-1960 et début 61 de nombreuses opérations du « plan Challe » dans le Constantinois: 12M5 et 12M6 , BRIVES en décembre 1960, où je recevrai ma deuxième citation.

Dégagement de la base stratégique  de BIZERTE (Tunisie)

Du  20 Juillet  au 26 Août 1961.

Opération « Charrue courte ».

Cette opération conduite par le Vice-Amiral  Aman, Commandant de la base stratégique de BIZERTE.

Les troupes de la garnison (8°Régiment Interarmes) sont très insuffisantes

pour assurer  la sécurité de la base en cas de crise majeure.

Or c’est bien le cas, après l’évolution diplomatique puis militaire de la crise entre le 7 et le 19 Juillet 1961.

Le 18 Juillet les préparatifs Tunisiens s’accélèrent, le 19 se déclenche le conflit.

L’intervention de dégagement est préparée à Alger par l’état major du général Ailleret : en alerte le 2° RPIMA,commandé par le chef de bataillon Mollo, embarque dans 80 Nord 2501à Oran puis Blida.

Sur zone vers 18h30, C’est sous le feu de la DCA que sont larguées les premières compagnies du 2° RPIMA.

La base est soumise à des tirs de mortiers et de canons de 105,

Les premiers tués et blessés de part et d’autres rendent impossible toute négociations.

Le 3° RPIMA, aux ordres du Lieutenant colonel Leborgne le 20  et le 21 au matin le 3° REI  la 471° Cie de QG et les transmissions  de la 1° Brigade de réserve générale commandée par le Colonel Lalande, lequel sera commandant des forces terrestres d’interventions et adjoint opérationnel de l’Amiral, seront engagés.

Le 20 Juillet une cinquantaine d’obus de mortier de 81 s’abattent sur la base aérienne où un nord 2501 sera touché et brûlera.

Objectif : Création d’une base d’attaque, par le 2° RPIMA  qui saute comme on la vu dés le 19 au soir.

Enfoncement de la ligne de résistance.

Prise des casernes avec le 3°RPIMA

Sécurisation de tout le secteur, et plus particulièrement de la ville de Bizerte où vivent de nombreuses familles européennes, puis du goulet de Bizerte.

Bien menée à tous les échelons, l’affaire a montré que la France avec ses troupes aéroportées était encore capable de réussir une intervention d’envergure en toute liberté d’action.

Le Bilan :

Pertes amies, 19 tués

                    , 93 blessés

Pertes ennemies (approximatives), 723 tués

                                                      , 656 prisonniers

Un armement très important sera récupéré, et même un escorteur et deux vedettes rapides. des centaines d'armes lourdes et légères etc...

Ces précisions sont tirées du livre « de Bizerte à Sarajevo » par le Comité National des traditions des troupes de marine, aux éditions Lavauzelle.      

Cette intervention fut le dernier épisode important auquel j’ai participé mis à part encore quelques opérations en Algérie avant mon départ en mars 1962 pour les Forces Françaises en Allemagne .

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Note ajoutée le 18 /12/ 2007 en hommage au Général Leborgne.

Les parachutistes une nouvelle fois en deuil… La communauté parachutiste perd encore un grand soldat.

Après le général Datin et le colonel Ceccaldi, décédés cet été, le général Guy LE BORGNE, grande figure des troupes aéroportées, nous a quittés le mercredi 12 décembre à l'âge de 87 ans.

Né le 6 janvier 1920 à Rennes, Guy Le Borgne, saint-cyrien promotion 1939-40, avait rejoint les Jedburghs fin 1942 depuis l'Afrique du Nord.

 

Les Jedburghs, nous le rappelons, étaient des équipes mixtes de trois officiers (anglais, américains et français) parachutées derrière les lignes de l'armée allemande en France et en Hollande, après le  débarquement du 6 juin 1944, pour renforcer les liaisons avec les résistances locales, les encadrer et les équiper.

Le lieutenant Le Borgne fut parachuté en Bretagne en juillet 1944 dans une équipe Jedburgh. Ensuite, au sein du 4e SAS  il participa à l'opération "Franklin" dans les Ardennes puis à celle d'Amherst en Hollande.

Après la guerre, il a plusieurs fois commandé des unités parachutistes prestigieuses.  Il a notamment commandé le 8e bataillon de parachutistes coloniaux (BPC) en Indochine (1952-1953), puis le 3e régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMa) en Algérie (1960-1961) avec lequel il s'illustra dans l'opération sur Bizerte. Il assure ensuite le commandement de l'ETAP et enfin celui de la 11e division parachutiste (DP) à Pau (1973-1975).

Le général Le Borgne termina sa carrière, avec le grade de général de corps d'armée, comme gouverneur militaire de Lyon de 1976 à 1980.

En 1980, il fut élu président de la Confédération nationale des associations parachutistes, ancêtre de la FNAP. Il était membre du comité d'honneur de l'UNP depuis 1988.

Amateur de peinture, il était notamment l'auteur d'un tableau montrant des parachutistes français des SAS, sautant par la porte de leur avion, au dessus de laquelle étaient écrit les mots : "Maréchal, nous voilà".

Le général Le Borgne était grand officier de la Légion d'honneur et Grand Croix de l'ONM. Il était titulaire de la Croix de guerre 1939-1945, de la Médaille de la Résistance , de la Military cross britannique et de la Croix de guerre hollandaise.

Ses obsèques auront lieu le jeudi 20 décembre à 10 heures aux Invalides à Paris. L'éloge funèbre sera prononcé par le général François CANN, président de l'Amicale du 8e RPC et 8e RPIMa.

Afin de lui rendre l'hommage solennel qu'il mérite, je demande que le maximum de membres de l'UNP soient présents en tenue à la cérémonie ce jour-là. Par avance, je vous en remercie. Je compte sur vous!

Avec ma fidèle amitié parachutiste.

 

Général (2S) Christian Piquemal

Président national de l'UNP

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GUERRE D'ALGERIE

Il est temps de tirer le bilan de cette douloureuse page d'histoire:

7 ans 4 mois 18 Jours de combats meurtriers

prés de 3 millions d'hommes mobilisés par classes entières.

30 000 Jeunes français tués, pour la plupart à l'age de 20 ans

250 000 d'entre eux revenus blessés ou malades, 800 000 cas sociaux.

mais aussi 450 000 Algériens victimes de ce conflit.

     avec le 1° REP le chef de bataillon Verguet à la bino

              en attente d'intervention avec le REP.

          une petite pose pendant la pause !

Village vacance dans le djebel

Ce qui attendait les celibataires au retour d'OPE

Delafond, Llorca, Eoche-Duval ( Eh oui c'est l'Algérie )

Livache, Ceccaldi, Planté, Laratte

Operation Jumelle, PC Artois. dans l'Akfadou. cote1621 en 1956

Ceccaldi, Laratte

Sur la DZ de Deli- ibrahim Janvier 1956

On reconnait de G a D : Debout,: Lt Laurent, Lt Charrel, LLorca, Puget, Raimberg,

assis Greciet, Eoche-Duval, Delafond.

Raimberg , Graville, Guenal, Delafond, Cogny, Emereau,(photo Emereau )

Noêl 1957 Hydra, mon épouse, le gal Massu ,ma fille, cachée par Dominique Delafond

E.M. Massu Hydra

Pierre, Bosc, Guerin (Toto), Eoche-Duval

Ferrary, Lopez

Séance de saut avec Pinot, Delafond, Chevery tous trois souriants en 1957 sur nord 2501

intervention de la 60 a Bab El Oued en 1957 "regardant l'objectif , Ferrari"

Le port de l'amirauté, Alger

Bab el oued et N.D.d'Afrique

B

Emereau, Dhordain, Ceccaldi, l'épouse à Drouot , Drouot et Bardiés

Drouot, Beaudet, Emereau

Bosc, Navarro

Cofin, Navarro

Navarro, Pedemonte, Cogny

     Un peu de réconfort au mess Sous-Officiers à Constantine.

les anciens reconnaîtront Perniceni qui fait un clin d'oeuil, Jouet dit Toy, Divérés,

Gréciet, Spiess, Baudet, Eoche-Duval (Yves) etc...

 

             Cours de pilotage à Chéragas Air Port ( 17 heures de vol avec cet appareil)

,environ quatre vingt cinq décollages et atterrissages-redécollages avec

comme moniteur Cougoule retraité de l'Aéronavale, il fallait de l'estomac.

BIZERTE 1961

Photo prise d'helicoptère le 19 Juillet 1961 à 18h30 en prelude au largage des paras

Quelques photos empruntées

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