militaire d'active du 12 Mars 1953 au 30 Septembre 1969

Lors de sa construction ce site était destiné à mes enfants et petits enfants afin de complèter les recherches généalogiques que j'ai entreprises , puis, mon fils Patrick (qui m'a beaucoup aidé dans sa construction technique) ainsi que des camarades qui avaient eu l'occasion de le voir m'ont convaincu de le mettre en ligne, maintenant j'en suis trés heureux car il m'a permis de retrouver de nombreux collègues et amis qui ont partagé une partie de ce parcours .

   BAYONNE dans les années cinquante, en bas à gauche la caserne

            

20 mois à Bayonne 1953-1954

 

Les personnes citées dans ces pages et qui y verraient un inconvénient, voudront bien m'en avertir afin que je procède immédiatement à leur effacement,merci

Le 12 mars 1953, Je prends le train en gare d’Epinal ,direction Bayonne la 341°CTAP, compagnie de transmissions de la 25° Division Para, caserne de la Nives située sur les bords de ladite rivière,( cette caserne n'existe plus).
J'apprendrai plus tard, que le capitaine KERJEAN, commandant la compagnie, est un véritable héros, dés l'age de dix huit ans il rejoint les FFL à Londres le 1° juillet 1940.Il est parachuté le 17 Septembre 1942 comme chef du réseau radio de la France combattante, Il rejoint Jean MOULIN à Lyon .
Le 10 Mars 1943, il est arrêté par la Gestapo à Marseille, après 9 mois de tortures à Fresnes, il est déporté dans les camps de Buchenwald, Natsweiller, Dachau.
Libéré, il entame une magnifique carrière: Il rejoint, entre autres,la 25° D.P à Maison carrée, Marrakech puis Bayonne. c'est là que nos chemins se croiseront et qu'il m'aidera à choisir la spécialité de radio, combien je l'en remercie.
Le Général KERJEAN a été élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur le 27 Août 1990 . il restera pour nous tous, un modèle et un exemple de courage, d'abnégation et d'efficacité.
Les renseignements concernant le Général KERJEAN, ont été repris sur le bulletin des anciens trans-para N° 6 d'Avril 1993.

Je quitte donc les froidures de mes Vosges natales, pour rejoindre le beau Pays Basque
Qui plus est dans cette superbe ville de Bayonne à deux pas de Biarritz, la mer, la plage.
Je vais y passer vingt mois, les classes, le peloton de caporal,les tests paras le huit kilomètres avec le barda en moins d’une heure,le quinze cent, le porté d’un blessé sur cent mètres, le monté à la corde, avec les équipements, minimum quarante abdos, les pompes, les tractions à la barre fixe, E.T.C. et enfin le stage de saut à Pau : trois semaines en oubliant la marche qui n’existait plus, tout déplacement en extérieur devant être effectué en courant. Moniteur l’Adjudant Chef Levasseur, dans le stick, le sergent-chef Michel et le sergent Leguay tous deux de retour d’Indochine. Les sauts au nombre de sept dont le dernier de nuit, à partir du JU52 le Junker. Breveté n° 84374 le 7 /12/53
J’ai effectué dans ma carrière environ cent cinquante sauts : sur terre, de jour, de nuit, en mer, en forêt, à partir du JU52, du Dakota DC3, du C119 US , du Nord 2501, puis d’un dragon,petit appareil d’observation je crois, ensuite toute une série d’Hélicoptères H19, H34, la Banane, etc. les plus impressionnants pour ce qui me concerne c’étaient les sauts en forêt, effectués au 13°RDP. Surtout le premier :la vision de ces moutons verts qui montent vers vous à toute vitesse, l’inconnu, vous ne savez pas à quelle hauteur vous allez rester accroché si votre parachute coiffe un arbre assez haut.
il faut alors délover le ventral pour descendre après, ou une corde commando que nous avions dans la musette. Quand je pense qu’au stage de saut on nous enseignait d’éviter à tout prix les arbres. Au retour je suis nommé caporal-chef puis ayant réussi les différents certificats de formation militaire dont le 151 et 251 Trs, certificats d’opérateur radio télégraphiste et de chef de poste radio de campagne, je suis nommé Sergent le 15 avril 1954. Ayant acquis une moto avec mes première soldes, la vie de caserne se trouve être bougrement agrémentée, les bals, les plages du secteur, les fameuses fêtes basques pratiquement chaque semaine durant la belle saison, une fois dans un quartier la semaine suivante dans un autre c’était formidable. Qui ne se souvient du « Toro de fuego » et du fameux paso doble à la trompette qui terminaient chaque soirée.
La formation militaire et sportive ne me fut pas trop pénible car j’avais déjà fait beaucoup de sport dans le civil, néanmoins il fallait une très grande endurance pour mériter le béret, j’allais dire rouge, mais à cette époque c’était encore le béret bleu des parachutistes métropolitains par opposition aux coloniaux, le rouge viendra en 1956 pour tous les paras de l’armée de terre.
C’est alors que le 4 novembre 1954 l’histoire nous rattrape sur la terrasse du café du théâtre où le sous-officier de permanence en jeep, vient nous demander gentiment de rejoindre la caserne, deux jours plus tard nous étions sur le bateau et apprenions notre destination pour l’Algérie.

 

       sous les armes à Bayonne,  avec de G à D :Mouton, Lefebvre, Maire, Lemasquerier

 

jeune Sergent à Bayonne.

  à la plage du casino à Biarritz avec de g à d Bezard, Chatelain, Laubus, moi, Legoff

Laxenaire, 7 ?

  Stage de saut à PAU Novembre-Décembre 1953   avec de d à g: moniteur A/C Levasseur

Sgt  Legay, S/C Michel , Cal Jacques, Cal Maire etc...*

                à moto à Biarritz la vie de rêve ,

 

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